Réception: La tresse par Laetitia Colombani

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La Tresse de Laetitia Colombani
En plein cœur de la mi-session et des examens incessants, j’ai pris quelques heures pour parcourir le premier roman de Laetitia Colombani, récemment publié aux éditions Le Livre de Poche; La tresse. Cette œuvre assez bien ficelée, met de l’avant le récit de trois femmes issues de cultures différentes : Smita est une Intouchable, elle fait partie d’une des castes les moins respectées en Inde; Sarah, quant à elle, vit à Montréal, est avocate et mère de trois enfants; Giulia, pour finir, dès un très jeune âge, entretient l’usine de tressage de cheveux de son père en Sicile, Italie.

Ces femmes sont toutes fortes malgré les déboires qui ne cessent de les assaillir. L’une voit tranquillement la ruine de son père devenir la sienne, l’autre apprend que le masque qu’elle s’efforce de porter depuis qu’elle est une femme est vain, la dernière voit son enfant tranquillement devenir le reflet d’elle-même, mais se bat pour rompre ce cycle sans fin. Une tresse a trois branches, jamais elles ne se touchent vraiment, mais ensemble, elles racontent la même histoire, forment un tout impressionnant.

Un premier roman fort touchant, malgré certaines faiblesses. Étrangement, la partie concernant Sarah, la montréalaise, m’a beaucoup moins rejointe (et je suis Québécoise!). Pourquoi ? Parce que je n’ai pas du tout ressenti la culture canadienne à travers le personnage; ni dans ses réflexions ni dans ses habitudes. On la décrivait en utilisant des termes très français et le portrait carriériste dressé par l’auteure tendait plus vers le rêve américain que vers la réalité québécoise. Un peu plus de recherche aurait été, selon moi, fort apprécié des lecteurs canadiens.

La fin m’a émue. Le titre a pris son sens. J’ai bien aimé.

Pour une lecture simple, féministe, relaxante : La tresse vous charmera.

La tresse
Laetitia Colombani
Le livre de poche (2018)
238 pages

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