L'art du carnet: Dernier calepin de Félix Leclerc

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Dernier calepin et le petit livre bleu de Félix par Félix Leclerc

La Page Ouverte accueille un nouveau partenaire sur le blogue! Eh oui! La maison d’édition Bibliothèque Québécoise nous a gracieusement envoyé quelques-unes de ses plus récentes parutions afin que l’on vous fasse découvrir (ou redécouvrir pour certains) certaines œuvres québécoises marquantes. J’ai donc reçu trois livres dont deux rééditions des carnets de Félix Leclerc. D’ailleurs, je prends un moment afin de les remercier pour leur confiance et pour la qualité des ouvrages envoyés!

Félix Leclerc est un incontournable ici, dans la province. Son nom éveille le sourire chez certains, rappelle des souvenirs chez d’autres et dit vaguement quelque chose à plusieurs, mais tous en connaissent au moins une bribe, une parcelle. Reconnu principalement pour ses talents d’auteur-compositeur-interprète, on oublie souvent les talents littéraires de Leclerc, sa plume caractéristique et très poétique. Il y a quelques décennies, les carnets de cet écrivain étaient très populaires auprès du grand public qui les dévorait. Aujourd’hui, vaguement tombés dans l’oubli, un éditeur les remet au goût du jour et ils se retrouvent de nouveau dans nos mains.

« On souffle sur les braises et le passé renaît. »

Dans ce Dernier Calepin, Leclerc aborde plusieurs thématiques aux antipodes qui se complètent toutefois par leur arrangement, par la pensée de l’auteur. Celui-ci, fier Québécois prônant la souveraineté du Québec, mélange politique, langue française, envahisseur, guerre, mort, vie et beauté dans un seul et même ouvrage. Parfois, Leclerc façonne des récits nous rappelant drôlement les fables de La Fontaine. Les animaux ont leur mot à dire, la métaphore tisse sa place. Sans être lourde, on distingue ici une œuvre fortement engagée socialement, dénonçant certains abus, alimentant de douces révoltes. Par cet amalgame de pensées, de réflexions et de citations prises ici et là, le processus créatif du chanteur à succès se fait sentir. On navigue à même son esprit, nous donnant un accès privilégié à sa vision de la vie.

« On reconnaît un pays à ce qu’il a son dictionnaire à lui. »

Un second carnet m’attend. Il s’agit de Le petit livre bleu de Félix. J’ai bien hâte de le parcourir et de le dévorer comme le précédent. En espérant être tout autant charmée par cet homme dont j’ai désormais envie de redécouvrir ses œuvres autant littéraires que musicales.

☆☆☆☆
Dernier calepin
Félix Leclerc
Bibliothèque Québécoise (2017)
159 pages

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2 commentaires

  1. J'aime beaucoup ce style littéraire. Robert Lalonde l'a ressuscité mais j'ai encore ceux de Félix Leclerc, que mon père a lus bien avant moi.

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