Lecture intemporelle: Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry

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Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry
Ma lecture du jour est née d’un désir. Celui de cesser de me faire regarder de travers lorsque j’ose (enfin) avouer à quelqu’un que je n’ai jamais lu Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Vous savez, ce regard d’incompréhension, d’incrédulité, j’en avais assez. J’ai donc pris les choses en main (littéralement) et j’ai emprunté ledit document à la bibliothèque où je travaille.

Sans trop entrer en profondeur, le récit commence et déjà, le narrateur s’adresse à nous. Lorsqu’il était enfant, celui-ci adorait dessiner. Un jour, il dessina donc un éléphant ayant été avalé par un serpent. Le tout ressemblait drôlement à un chapeau et c’est ce que tous les adultes auxquels il s’est adressé lui ont dit. Insulté, le narrateur renonce au dessin. Cette première partie annonce bien la suite : un conte initiatique et philosophique sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, la perte de l’innocence.

Un crash d’avion amène notre protagoniste à rencontrer le Petit Prince, être venu d’une autre planète. Sa toute première phrase sera : « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton! ». Peu à peu et par le biais de personnages allégoriques, Saint-Exupéry nous démontrera tout le non-sens du monde adulte, de la richesse, du pouvoir et du savoir.

Un peu comme A Monster Calls, j’ai l’impression que le public jeune auquel s’adressent ces deux œuvres n’est qu’un prétexte pour vulgariser un concept beaucoup plus grand, beaucoup plus significatif que ce que l’auteur ne leur laisse entrevoir. La métaphore y a définitivement une grande place.

Cet ouvrage répondait au critère lire un livre en une journée du Booktube-a-thon 2017 or j’aurais préféré prendre un peu plus de temps pour en savourer le contenu. Une analyse en profondeur du récit m’aurait fait voir l’œuvre sous un angle complètement différent. J’imagine qu’une relecture s’impose!

Le Petit Prince
Antoine de Saint-Exupéry
Folio Junior (1946)
91 pages 

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