Science-fiction ? Modernité ? L'écume des jours de Boris Vian

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L'écume des jours de Boris Vian

Il y a de ces auteurs dont on entend tout le temps parler. On a l’impression de les connaître sans avoir lu la moindre de leur ligne. C’est ainsi que le populaire écrivain français Boris Vian résonnait dans ma tête : comme un inconnu que j’avais déjà rencontré dans la rue. Jamais, jusqu’à tout récemment, je n’avais eu la chance de lire un de ces romans.

Or, en aménageant le présentoir à nouveauté à la bibliothèque il y a quelques semaines, Boris Vian s’est imposé à moi : une magnifique et récente édition Livre de poche de L’écume des jours se dressait là, prête à ce que j'en parcours ses pages. Ainsi débuta mon histoire d’amour à l'égard de ce romancier dont les talents furent multiples.

En résumé, ce roman d’environ trois-cent pages raconte le récit de Colin, de ses amours, de sa richesse, mais également de son éventuelle faillite sur ces deux plans. Colin est un homme riche et prospère or, il ne travaille pas. Entouré de Nicolas, son cuisinier personnel, et de son meilleur ami Chuck, celui-ci sera amené à faire la rencontre de Chloé, sa future femme. Même si, originalement, il était amoureux d’Alise, la copine de Chuck, Colin réprime rapidement ses sentiments qu’il juge indignes et projette son amour passionnel sur sa Chloé.

L’histoire se déroule dans un monde à la fois futuriste et dystopique. La technologie est très avancée, tellement qu’on s’y perd, mais on s’y habitue rapidement. Des gens meurent, sont tués, peu importe ce n’est pas tellement important. Travailler est devenu une tâche de pauvres, une tâche ingrate.

Chuck est dépendant et accro aux œuvres de Jean-Paul Sartre que l’on surnomme Jean-Sol Partre dans le roman. On ressent une forte critique à son propos dans l’écriture de Vian. Malheureusement, l’addiction du meilleur ami de Colin mènera à sa perte personnelle, car il encouragera financièrement son ami dans ces dépenses faramineuses.

Le titre nous en dit gros sur le contenu du livre si on s’y attarde un petit peu. L’écume prend son sens si l’on se fie à sa définition littéraire : « Ramassis d’individus méprisables. ». On comprend que la société future qu’a inventé Vian dans son œuvre n’a rien d’idyllique même si c’est ce qu’on laisse croire au lecteur au début du roman.

Charmée par le style de Boris Vian, j’ai fortement apprécié la présence de nombreux dialogues et de descriptions succinctes. Sans prendre de grands détours, l’auteur sait aller droit au but. On imagine que ses talents de chansonnier l’auront beaucoup aidé dans l’écriture de ses ouvrages.

L’écume des jours était le tout premier roman de Boris Vian qui me tombait sous la main, mais je peux vous garantir qu’il ne sera pas le dernier! J’ai même l’intention d’acheter ce livre question de l’avoir en ma possession pour une éventuelle relecture !


Un coup de cœur! 


L'écume des jours
Boris Vian
Gallimard (1947)
Présente édition: Le livre de poche (2015)
335 pages 


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